Ça va bien aller

On s'accroche dans la tempête. Photo: SLB. Iles-de-Boucherville, juillet 2020.

La COVID19 bouleverse notre vie normale. Je crois que redéfinir ma perception de la normalité passe par l’action de sauvegarder ce qui me tient à coeur et par la modification de ma trajectoire pour un ailleurs. Mon bateau a changé de cap, mais dans quelle direction vais-je?

Depuis la reprise tranquille de juillet, j’ai eu l’occasion de partager un temps de création pour des capsules musicales avec Babineau & Chartrand, une vidéo souvenir soulignant les 20 ans de la formation trad Genticorum et pour les captations de spectacles de l’édition spéciale du Festival de violon trad de Sutton. L’aventure débutée avec Chant de Vielle se poursuit toujours en postproduction. Un petit détour de mon trajet 100% musique se fait par l’ATSA – Quand l’art passe à l’action. Le chemin me rappelle l’importance de l’art pour transformer le quotidien et contribuer aux enjeux environnementaux grâce à ses forces. Vive la créativité.

Aussi, la reprise des concentrations culturelles à l’école Jean-Eudes me permet de retrouver mon groupe en secondaire 4 après plusieurs mois. L’année avait été interrompue en mars dernier avec le premier confinement. Secondaire 4, c’est l’année documentaire. Je ne vais pas laisser passer l’opportunité qu’offre cette curieuse année de leur partager la force de ce genre. Je transforme mon programme d’enseignement régulier pour que l’incertitude permettre au  documentaire de créer leur Je me souviens.

Enfin, cet automne est mobilisé par une nouvelle aventure. Je travaille comme intervenante spécialiste en photo-vidéo chez Déclic. L’organisme offre un accompagnement spécialisé aux jeunes adultes raccrocheurs. J’ai la chance de découvrir l’expertise de cette équipe et de me raccrocher à un port d’attache dans le contexte incertain de la COVID19. Oui, 2020 est une année où on sort de ses zones de confort. J’apprends à travailler autrement.